Beaucoup pensent que « convertir » du chinois simplifié en chinois traditionnel équivaut à réaliser une traduction en chinois traditionnel. En réalité, la conversion ne fait que changer la forme des caractères ; l'authenticité du contenu et son adéquation aux habitudes de lecture des lecteurs taïwanais ou hongkongais relèvent d'une tout autre démarche. Cet article répertorie les six types de problèmes les plus courants dans la traduction en chinois traditionnel et les méthodes pour les éviter.

I. La conversion simplifié-traditionnel n'est pas une traduction

Une conversion purement automatisée se limite à un « remplacement mot à mot » : elle remplace « 软件 » par « 軟體 » et « 网络 » par « 網絡 ». Cependant, elle est incapable de comprendre le contexte. Les effets secondaires courants incluent les erreurs de correspondance un-à-plusieurs (par exemple, convertir « 头发 » en « 頭髮 » est correct, mais « 发现 » doit devenir « 發現 » et non « 髮現 »), ainsi que la conservation intacte d'expressions spécifiques à la Chine continentale.

Le résultat est un texte qui, bien qu'écrit en caractères traditionnels, se lit comme du « chinois traditionnel à l'accent du continent ». Pour les lecteurs taïwanais et hongkongais, ce type de texte trahit immédiatement son origine, ce qui nuit au professionnalisme et à la crédibilité.

Concept clé : la conversion simplifié-traditionnel résout la question de la « forme des caractères », tandis que la localisation résout celle du « vocabulaire, du ressenti linguistique et des habitudes de lecture ». C'est cette dernière qui constitue la véritable valeur de la traduction en chinois traditionnel.

II. Le piège le plus courant : les différences de vocabulaire

Pour un même concept, la Chine continentale, Taïwan et Hong Kong ont souvent leurs propres termes d'usage. L'utilisation directe du vocabulaire du continent est l'erreur la plus facilement identifiable dans une traduction en chinois traditionnel. Voici un tableau de correspondances courantes :

Vocabulaire du continent Vocabulaire de Taïwan Vocabulaire de Hong Kong
软件 軟體 軟件
信息 資訊 資訊/信息
网络 網路 網絡
视频 影片 影片/短片
打印 列印 列印/打印
鼠标 滑鼠 滑鼠
质量 品質 質素
方便面 泡麵 即食麵
出租车 計程車 的士

Comme le montre ce tableau, même si Taïwan et Hong Kong font toutes deux partie de la sphère des caractères traditionnels, leur vocabulaire n'est pas nécessairement identique. Par conséquent, la traduction en chinois traditionnel ne doit pas se contenter d'une cible unique « chinois traditionnel », mais doit davantage distinguer le « chinois traditionnel de Taïwan » du « chinois traditionnel de Hong Kong » pour véritablement correspondre aux lecteurs.

III. Traitement des noms propres et des noms de marque

La traduction des noms de personnes, de lieux, de marques et de produits présente souvent des différences entre les deux rives et Hong Kong. Par exemple, pour les marques internationales et les œuvres audiovisuelles, Taïwan et Hong Kong ont souvent leurs propres versions officielles. Il existe trois principes de traitement :

IV. Différences en matière de ponctuation et de mise en page

Le chinois traditionnel et le chinois simplifié présentent également des différences subtiles en matière de ponctuation et de mise en page, souvent négligées :

Ces détails peuvent sembler anodins, mais leur accumulation affecte considérablement l'« authenticité locale » du texte.

V. Comment réussir la localisation en chinois traditionnel

Pour réaliser une traduction en chinois traditionnel de qualité, les simples outils de conversion sont loin de suffire. Dans la pratique, deux étapes clés sont essentielles :

Création et maintenance d'un glossaire

Il s'agit de regrouper les noms de marques, de produits, les termes courants et les préférences régionales en matière de vocabulaire dans un glossaire, afin que chaque traduction applique automatiquement les termes établis. Cela permet d'éviter fondamentalement le problème de « traductions différentes pour un même terme dans des paragraphes différents » et de maintenir la cohérence lors de la collaboration entre plusieurs personnes.

Révision et validation humaines

La machine se charge de produire l'ébauche initiale et de garantir la cohérence, mais une révision finale par une personne familière avec le ressenti linguistique de la région cible reste indispensable. Celle-ci vérifiera l'authenticité du vocabulaire, l'adéquation du ton et l'absence de « traces de conversion » maladroites. La répartition des tâches entre la machine et l'humain est une approche fiable pour produire de manière constante des traductions en chinois traditionnel de haute qualité.

VI. Solution de traduction en chinois traditionnel combinant IA et intervention humaine

DocTransAI est un poste de travail de traduction par IA destiné au marché du chinois traditionnel. Lors du traitement du chinois traditionnel, il permet de sélectionner la langue cible selon les différentes régions (comme le chinois traditionnel de Taïwan ou de Hong Kong) et intègre des fonctionnalités de glossaire pour garantir la cohérence des traductions des noms de marque et des noms propres. La traduction des documents conserve la mise en page d'origine, ce qui facilite la révision humaine directement sur le résultat.

Son objectif n'est pas de remplacer les traducteurs, mais de confier à l'IA les tâches répétitives et fastidieuses telles que la distinction entre simplifié et traditionnel, le remplacement du vocabulaire et l'alignement des termes, afin que les ressources humaines se concentrent sur l'étape de révision qui requiert le plus de jugement. Pour les équipes qui doivent produire du contenu en chinois traditionnel de manière continue et en grande quantité, ce processus « fondation par l'IA, validation par l'humain » est généralement plus rapide et permet de maintenir plus facilement une qualité constante.